Je prépare actuellement une thèse sur les prédicateurs au Moyen-Age. J'ai créé ce site, en parallèle de mes recherches, pour présenter Acelin de Songeruine, l'un des mystiques les moins connus de l'époque mais dont la vie fut pourtant passionnante.
J’ai découvert il y a plus d’un an, dans le cadre de mes recherches sur Acelin de Songeruine, un vieux parchemin caché dans la doublure d’un de ses manuscrits. Il me fallut plusieurs mois pour comprendre que les chiffres étranges qu’il contenait renvoyaient en fait à des passages très précis de sa littérature.
En reprenant ses journaux personnels dans l’ordre antéchronologique, j’ai découvert qu’au milieu de ses délires et élucubrations, certains paragraphes semblaient prendre sens ensemble; en les mettant bout à bout, j’ai pu obtenir un texte étrangement cohérent, ou tout du moins beaucoup plus sensé que les autres écrits d’Acelin que j’ai étudié. Je vous confie ci-dessous les différents extraits de la Prophétie de Songeruine que j’ai traduits, ainsi que les remarques et interprétations que j’ai pu en faire.
Derrière le voile, le Léviathan (la créature biblique ?) dort. Dans son sommeil agité, il rêve de franchir cette barrière pour instaurer un règne de terreur et de destruction. À travers ses yeux rougeoyants, il voit les vies s’étioler et le monde s’effondrer en un amas de poussière, les corps craquer dans sa gueule (Acelin voyait un monstre responsable de toutes les catastrophes qu’il décrit) gorgée de sang et les ruines céder sous ses pas… (le reste du paragraphe est dans la même veine, une longue description d’horreurs et de cataclysmes)
Et c’est quand les douze statues d’obsidienne (je n’ai trouvé aucune référence à douze statues noires... j’ignore encore de quoi il s’agit, ni d’où elles viennent ? Serait-ce les moaïs ?) seront réunies en un même lieu, en mars de l’an 2009 (c’est ce que donne mon analyse du système de datation qu’il utilisait), quand l’énergie qu’elles dégagent sera concentrée, qu’une brèche s’ouvrira et lui offrira une porte d’entrée. Les perturbations de l’ordre naturel (bouleversements climatiques ?) et l’éveil des esprits malins (qu’est-ce qu’il entendait par là ? des ennemis ?) marqueront le début des événements et préfigureront son retour : il sentira cette perturbation et s’éveillera de son sommeil sans rêves, attendant le moment opportun pour… (la phrase est incomplète, cette partie du manuscrit est très abimée)… un monde de ténèbres bâti sur les ruines de l’Isle (sûrement pour désigner Lille, mais dans le doute je le traduit littéralement => tout commence à Lille? ou s’y termine ?).
Son entrée marquera la fin de tout espoir : ce n’est qu’en l’empêchant de saisir sa chance (il faut agir avant le réveil de ce Léviathan apparemment) que les valeureux pourront sauver le monde et … les forces (à prendre au sens littéral ? des factions ? traduction peut-être maladroite) n’étant ni bonnes ni mauvaises (idée d’un équilibre ? si oui entre quoi ?) donneront les indices permettant de reconstituer l’incantation ancestrale (une formule magique? si oui, comment la reconstituer ? voir si on peut déjà en retrouver une trace) ; en unissant leurs pouvoirs (compétences spécifiques ?) ils le renverront dans son sommeil éternel (renvoyer => il est déjà quelque part, est-ce qu’on peut le retrouver ? cf. référence au voile au début du texte).
