Sur l'auteur du site
Je m'appelle Jean Sordeau et suis titulaire d'un Master en Histoire Médiévale de l'Université Lille3.
Je prépare actuellement une thèse sur les prédicateurs au Moyen-Age. J'ai créé ce site, en parallèle de mes recherches, pour présenter Acelin de Songeruine, l'un des mystiques les moins connus de l'époque mais dont la vie fut pourtant passionnante.
Sa vie
portrait d'Acelin de Songeruine

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Beaucoup de zones d’ombre planent encore sur la vie d’Acelin. Les dernières recherches situent sa naissance en 1134, à Tournai : issu d’une famille aristocrate (rattachée d’après certains à la lignée des capétiens), on sait qu’il refuse de s’engager pour participer à la deuxième croisade d'Eugène III et préfère suivre une éducation religieuse au sein de l’abbaye bénédictine de Saint-Martin. On perd sa trace avant qu’il ne soit ordonné moine, vers 1150, et on ne retrouve des témoignages sur ses apparations qu'à partir de 1162. Il refait surface à Lille, où il multiplie les discours en public et commence à évoquer ses visions apocalyptiques d'une ville dévastée.


C’est à cette époque qu’on lui associe le patronyme de Songeruine, en référence aux catastrophes qu’il prétendait avoir vues et aux alertes qu’il lançait sur la place publique. Traité au début comme une source d'amusement, il est rapidement tourné en ridicule par les érudits de l’époque, qui le traitent comme un charlatan et l'identifient à un oiseau de mauvais augure; ils dénoncent sévèrement la vacuité de ses arguments. Toutes ses tentatives de communiquer son message se révélant infructueuses, il s’isole dans le domaine familial et où il vit reclus, consacrant ses derniers jours à coucher son message par écrit, dans un manuscrit dont on n’a jamais retrouvé la trace.